Série « Femmes à travers les époques »

La série « Les femmes à travers les époques » représente un ensemble de travaux consacrés à la représentation de la figure et de l’histoire féminine issues de l’histoire, de la littérature et de l’imaginaire collectif.

“Hommage a l’Italy”

Médium : Huile sur toile de 30 × 40 cm.

Avec cette peinture, l’artiste rend hommage à l’âge d’or de la peinture italienne, où le portrait était autant une célébration de la beauté qu’une expression du rang, de la personnalité et de l’idéal humaniste de la Renaissance.

Cette œuvre à l’huile revisite les codes des grands maîtres italiens en les réinterprétant avec une sensibilité contemporaine. Le visage, d’une grande douceur, captive par son regard calme et direct, empreint de sérénité et de mystère. L’équilibre de la composition, la délicatesse des carnations et la lumière subtile rappellent les portraits de cour qui ont marqué les XVe et XVIe siècles.

La richesse du costume participe pleinement à cette évocation historique. Les manches volumineuses, les broderies dorées, les perles délicatement réparties sur le col et la coiffure, ainsi que les bijoux raffinés témoignent du faste des cours italiennes de la Renaissance.

Le fond aux tonalités profondes met en valeur la silhouette et confère à la scène une atmosphère intemporelle. Le geste posé de la main, orné de bagues, évoque la retenue, la dignité et l’élégance caractéristiques des portraits aristocratiques de cette époque.

Au-delà de la référence historique, Hommage à l’Italie est une célébration de la beauté classique, de l’harmonie des formes et de l’héritage artistique de la Renaissance.

Par cette œuvre, l’artiste invite le spectateur à voyager dans un univers où le temps semble suspendu, entre mémoire, admiration et réinterprétation, offrant une vision personnelle d’un patrimoine artistique qui continue d’inspirer les créateurs d’aujourd’hui.

« Au nom de la rose« 

Médium : pastel sur papier pastel, 30 × 40 cm avec l’encadrement.

L’artiste puise son inspiration dans l’esthétique préraphaélite, capturant un instant d’intimité féminine et mystique où la femme communie avec la nature à travers l’olfaction et le toucher des fleurs. Comme chez Dante Gabriel Rossetti ou John William Waterhouse, ce tableau célèbre la beauté idéalisée, avec une atmosphère romantique propre aux préraphaélites, tout en explorant la douceur et la texture que seul le pastel peut offrir.

« Ophélie« 

Médium : Huile sur toile de 30 × 40 cm.

Inspirée du personnage d’Ophélie dans Hamlet de William Shakespeare, l’œuvre ne cherche pas à illustrer un épisode précis, mais à explorer un état physique de bascule, situé entre présence et disparition. Contrairement aux représentations traditionnelles, notamment préraphaélites, où Ophélie apparaît passive et abandonnée à l’élément naturel, cette œuvre propose une figure frontale, dont le visage affleure à la surface de l’eau et soutient le regard du spectateur. Ce choix affirme une présence persistante et rompt avec l’imaginaire d’une féminité uniquement victime ou silencieuse, en proposant une réinterprétation du personnage d’Ophélie. L’eau et l’environnement végétal ne sont pas traités comme un simple décor descriptif, mais comme une extension de l’intériorité du personnage.

« Verre d’eau« 

Pastel sec sur papier, 30 x 40 cm.

Cette figure, à la fois contemporaine et intemporelle, se tient dans une présence calme et énigmatique. Son regard suggère une pensée intérieure, tandis que le verre d’eau qu’elle présente semble chargé d’une attente silencieuse : à qui est-il destiné, et quel échange muet annonce-t-il ? Les tonalités pastel, dominées par des bleus, des roses et des gris, créent une atmosphère à la fois délicate et légèrement onirique, où la tenue du corps et la simplicité du geste évoquent une scène suspendue entre présence intime et intériorité.

« Les yeux dans les yeux« 

Huile sur papier marouflé sur toile, 25 × 25 cm.

« Le regard est parfois le plus sincère des langages». Certaines rencontres ne nécessitent aucun mot. Un regard suffit à créer un dialogue, à susciter une émotion ou à laisser place à l’interprétation.

Les yeux dans les yeux est une huile sur papier marouflé sur toile (25 × 25 cm) qui invite le spectateur à s’approcher et à soutenir ce face-à-face silencieux. Les yeux, largement ouverts et dirigés vers l’extérieur du cadre, créent une tension narrative : que voit-elle ? Que cherche-t-elle ? Ou peut-être est-ce notre propre regard qui devient le sujet de l’œuvre.

Les nuances délicates de la peau contrastent avec les tonalités profondes du fond, tandis que les jeux de lumière soulignent la douceur du visage. Les lèvres entrouvertes, l’expression suspendue et la composition en gros plan renforcent cette impression d’instant capturé, entre surprise, réflexion et contemplation.

Par cette peinture, l’artiste explore la puissance expressive du regard, capable de révéler autant qu’il dissimule. Chaque observateur est libre d’y projeter sa propre histoire, faisant de cette œuvre une rencontre singulière et profondément personnelle.

« Flora »

Pastel sec sur papier, 21 x 26 cm.

Dans l’ombre douce où se perdent les songes, une femme apparaît, fragile et noble. Autour d’elle, dansent des fleurs, tels des âmes en suspens, portées par le souffle invisible de la nuit. Elles s’enlacent et s’envolent en arabesques éphémères. Chaque pétale murmure une promesse, chaque courbe un secret que seul le cœur peut entendre.

« Repos »

Crayon graphite sur papier, 30 x 40 cm.

Vue de dos, une femme aux cheveux sombres ondulants s’allonge avec grâce, son corps nu enveloppé d’un drap aux lignes fluides évoquant une queue marine ou un serpent sinueux. Les hachures précises du crayon graphite sculptent les volumes et les ombres, créant un mouvement hypnotique. Inspiré des nus modernistes comme ceux de Redon, Mucha ou Rodin, ce dessin allie érotisme subtil, mythologie et abstraction organique pour questionner la fusion entre humain et nature primordiale.

« Néfertiti »

Aquarelle sur papier, 52 x 42 cm.

Cette aquarelle rend hommage à Néfertiti, grande épouse royale du pharaon Akhenaton au XIVᵉ siècle av. J.-C., figure majeure de la période dite « amarnienne ». Avec son haut diadème blanc orné de pierres colorées et son large collier de faïence, elle reprend les codes du célèbre buste découvert en 1912 dans l’atelier du sculpteur Thoutmôsis, aujourd’hui conservé à Berlin.

« Contemplation »

Pastel sec sur papier, 21 x 26 cm.

Dans la sérénité d’un intérieur aux shoji translucides, une femme contemple un lotus pur. Sa robe aux ondulations sublime sa posture harmonieuse, tandis que bleus  et ocres doux tissent une ambiance intime. Inspiré de l’ukiyo-e, ce dessin rend hommage à la beauté passagère, la renaissance orientale de la fleur et la poésie du geste retenu.